Mohamed Chérif Touré, DG du CEMAFOT: « Je me suis dis que le mieux, c’est de commencer par ma préfecture »

Au cours d’un entretien qu’il nous a accordé à Forécariah, le Directeur général du Centre Manga Fodé Touré “CEMAFOT”, a parlé de l’utilité de ce centre pour cette préfecture. Mohamed Chérif Touré, a profité de l’occasion pour expliquer les raisons de son investissement chez lui après avoir passé plusieurs années en France pour sa formation en Master.

Mohamed Chérif Touré est le directeur général de la structure CEMAFOT. Un centre de multiples services situé dans le quartier Fatoko dans la préfecture de Forécariah.

Après ses cours de master en droit de l’entreprise en France, ce fils de Moriah a décidé de rentrer investir chez lui précisément dans sa préfecture natale en mettant en place une structure de multi-services. Pour l’implantation de l’entreprise, « beaucoup nous ont suggéré de la mettre à Conakry car c’est le centre des activités économiques du pays. Mais je me suis dit le mieux c’est de commencer par ma préfecture parce que, pour savoir courir, il faut savoir marcher et pour savoir marcher il faut savoir se tenir debout sur les deux jambes. Donc avant d’aller à Conakry faire de gros investissements, je me suis dit de commencer d’abord par mon village, ma préfecture, ensuite la capitale et pourquoi pas dans le reste du pays ? » Affirme le Directeur général du Centre Manga Fodé Touré (CEMAFOT)

Le centre a été crée en 2010 et est composé d’un espace de formation en informatique, d’une salle de restauration, d’un espace de la connexion internet, d’une salle des jeux de vidéos et un espace de prestation diverses comme la photocopie, impression, plastification, la location des chaises, les chaines musicales et plein d’autres services…
Outre de ce Centre Manga Foté Touré, Mohamed Cherif évolue dans plusieurs domaines dans le secteur primaire comme l’aviculture, l’agriculture et cela, selon lui de ne pas se faire ridiculiser par ses ennemis en cas de faillite du CEMAFOT « j’ai décidé de mettre en place une autre activité qui pourrait soutenir celle du CEMAFOT, c’est ’idée de mettre en place une ferme. Parce que je sais que la ferme va forcément marcher car la population a besoin tout temps de manger. Et ça permet aussi d’éviter que la population se déplacent pour Maferinya ou Conakry pour s’alimenter en œuf. En plus je suis me dit après la ponte, de revendre les poulets aux habitants de Forecariah d’abord»

Dans une cour située à moins de deux kilomètres de la ville, se trouve la ferme avicole de Karakoro où pour un départ « 3000 têtes de poules sont élevées. Et la capacité va augmenter au fur et à mesure qu’on acquiert de l’expérience. »
Cette société familiale dirigées par Mohamed Cherif Touré, emploi directement plus de dix personnes. Cependant, dans l’atteinte de ses objectifs, il est confronté à quelques problèmes comme l’approvisionnement en nourriture des poussins.

« fondamentalement le problème majeur de la ferme reste la nourriture. La capacité de production du maïs reste faible en Guinée, ce qui fait que la quasi-totalité des éleveurs ont se problème », se lamente-t-il. Ainsi, pour palier à ce problème, la ferme avicole de Karakoro compte dorénavant se lancer dans la culture du maïs dans le souci de minimiser ses dépenses dans ce domaine.

En plus de ce déficit alimentaire, la coupure intempestive du courant impacte la croissance rapide des poussins.« vu qu’il fallait mettre forcement en place un système qui nous permettra d’être autonome du point de vu énergétique, nous avons mis en place des panneaux solaires qui alimentent permanemment la ferme », dit-il.

Moussa Keita

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