Libération “provisoire” des responsables du FNDC : l’avocat de la défense lève l’équivoque

Sur ordre de la Cour d’Appel de Conakry, les responsables du FNDC ont été mis en liberté hier jeudi. Après cette libération, des discussions sont remarquées sur les ondes des médias et les réseaux sociaux autour de la terminologie “liberté provisoire”.

Interrogé sur ladite terminologie, l’avocat des membres du front national pour la défense de la Constitution a affirmé qu’il s’agit juste d’une liberté. Selon lui, ses clients n’ont jamais été condamnés à une peine d’emprisonnement.

Abdourahmane Sanoh et ses camarades ont été condamnés à des peines allant de 6 mois à un an en première instance, le 22 octobre dernier. Après un mois à la maison centrale de Conakry, la Cour d’Appel a décidé leur libération mais “provisoire”.

Daprès Maître Mohamed Traoré, l’on ne parle de liberté provisoire ni conditionnelle que lorsque la personne a été déjà condamnée à une peine d’emprisonnement et qu’il y ait une mesure d’aménagement à laquelle cette personne a été condamnée.

« Nos clients ne sont pas encore condamnés donc on ne pourrait pas parler de libération conditionnelle. Ils sont tout simplement en liberté jusqu’à l’issue de la décision qui sera rendue sur le fond du dossier. Alors au nom du collectif des avocats, je voudrais quand-même dire merci à la Cour d’Appel de Conakry» a exprimé Maître Traoré dans l’émission les “les grandes gueules”.

“On ne parle pas de la liberté provisoire mais plutôt de la détention qui part du principe selon lequel, la liberté est le principe de la détention et l’exception”, explique l’avocat.

Abdourahmane Zoumanigui

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