Guinée : faut-il modifier la constitution du pays ou constituer le progrès du pays ?

Si j’aurais l’occasion, la chance d’échanger avec le professeur  Alpha Condé, le président de la république,  j’allais juste lui demander qu’il dise publiquement ceci: « je ne serais pas candidat en 2020 mais la constitution sera changée. Et dans la nouvelle constitution  il sera interdit à tout candidat  ayant atteint ses 70ans de se présenter ».  Personnellement je suis pour une nouvelle génération politique pour diriger la Guinée. Ces vieux de l’opposition et de la mouvance présidentielle sont tous égaux et tous responsables du retard de ce pays.

En Guinée aucun débat n’est axé sur le développement du pays  sur la formation des jeunes d’ailleurs sur  l’éducation nationale. Si le gouvernement a manqué de mettre le pays en chantier, dites-moi quelles sont les propositions  adéquates faites par l’opposition pour un décollage économique de ce pays ? Où indiquez-moi l’ investissement d’un homme politique qui emploie 1000 jeunes de ce pays.

                                               Ils sont égaux ces vieux politiques

Les  leaders qui forment aujourd’hui le camp adverse au  président Alpha Condé sont de nos jours des vrais partisans de la démocratie et de la bonne gouvernance. Mais  parcourez le passé de chacun d’entre eux pendant qu’ils étaient aux affaires et demandez  aux Guinéens de parler de la  réalisation en Guinée dont ils se souviennent hormis les gros discours. Le retard de la Guinée ne date pas de 2010 mais on a éprouvé une  lueur d’espoir avec l’arrivée du professeur au pouvoir, une lueur éclairant un possible changement dans la situation de notre nation. . Cependant,  pour ne pas dire que  rien n’a été fait,  il reste beaucoup de grains à moudre.

 De 2010 à 2019 certains secteurs  névralgiques du pays restent intacts. Comme l’éducation, le transport, l’adduction en eau potable, la santé et autres… Or nos chers gouvernants préfèrent débourser des millions pour financer des mamayas, gaspiller de  l’argent du contribuable pour des sommets qui n’apportent rien en  retour sur le quotidien de la population

 La Guinée, véritable démocratie d’Afrique où  même le gamin et le fou débatte de la constitiution, des  gouvernants discutent du pouvoir en manquant à leur devoir, le devoir de nourrir le peuple qui danse dans la rue sur le tapis de sa propre misère et pour un avenir qui ne promet ni pain ni avancée. Mais dans toute cette ambiance où tout le monde manifeste sa satisfaction de bien agir, il se trouve que chaque année le niveau des apprenants dégringole. Maintenant certains estiment même que passer 24 ans sur les bancs  conduira directement au chômage, parce que nombreux sont ceux qui voient leurs aînés,  qui ont terminé leurs études  depuis plusieurs années,  passer les journées autour des tasses de thé sans rien pour mieux s’occuper. Il se trouve que nos universités ne fassent  fabriquer que trop de chômeurs, car la formation est en parfaite inadéquation par rapport aux demandes. En plus, le mérite n’a jamais été encouragé dans ce pays. Les postes sont attribués pour récompenser les militants.  Tu as une relation et bien  tu  gagnes vite le job. Tu chantes pour son excellence et voilà que chez toi le chômage ne sera plus le bienvenu, même si tu ne sais ni lire ni écrire.

                                               Les réalités de mon pays

C’est chez moi où vous verrez plus de  500 étudiants par salle à l’université. Le témoignage se trouve entre le murs de l’Université de Sonfonia. En pré-universitaire, il y a parfois plus de  100 élèves par classe et souvent les cours sont dispensés par les professeurs assistants qui manquent de niveau requis parfois. Dans les basses classes,  la récitation est dominée par ‘’Mon ballon’’, poème  de prédilection des institutrices. Les fondateurs des écoles privées fixent la mensualité et les modalités comme il veulent.

Tristement,  toute la classe politique, toutes les couches sociales, n’ont rien à débattre en dehors de  la politique politicienne basée sur l’ethnocentrisme.

Certes la constitution est relative à l’évolution de la société mais personnellement je ne vois pas encore en Guinée un véritablement changement reflétant les réalités qui cautionneraient ce besoin de modification des lois avec les exécutants qui ne modifient pas de cap. Toi, jeune militant pour le changement de la constitution,  que sais-tu faire ? Tu ne sais ni lire ni écrire, tu n’as même pas appris un métier. Alors ce  changement constitutionnel va t’apporter quoi ? Tu te bas pour un politicien jusqu’à ce que tu te donnes la mort. Or toi et  ton pays manquez de  fierté pour  se comparer aux pays voisins. Il suffit d’emprunté l’unique l’autoroute que possède toute la Guinée qui d’ailleurs ne fait même pas 100 km pour se rendre à l’évidence.  C’est chez toi que le goudron ne fait que deux ou trois mois pour laisser la place à la poussière. C’est dans ton pays ou les routes sont muettes. En 2019 même les feux de signalisation sont absents. En matière de transport, ton pays la  Guinée manque de tout: taxi, train, routes, bateau, avion…  mon frère ouvre un peu les yeux. Voilà les sujets qui méritent d’être débattus. Voilà ce pourquoi tu dois changer et danser pour te faire entendre.

La Guinée un pays aux réalités  uniques et particulières. C’est dans ma Guinée, en 2019 , qu’on  rencontre dans les quartiers, dans les rues, des vendeuses de médicament qui n’ont jamais fait une seconde à l’’école, même pour connaitre les noms des produits qu’elles vendent. C’est pourquoi vous entendrez toujours des noms bizarrement bizarres qu’elles attribuent à ces médicaments comme (Dèdè I khonoma ) c’est-à-dire (n’importe où te fait mal). Aucun centre hospitalier digne de nom ne peut empêcher ces nombreuses évacuations à l’étranger, de personnes malades. Mon président même ne fait pas confiance aux hôpitaux et les médecins de son pays. Au  lieu de s’occuper de ces différentes réalités en révolues pour notre époque, ils sont là plutôt à  tympaniser les pauvres gens  avec leur histoire de Amoulanfé ou Alanmanè.

Pour une  petite anecdote,  un jour je me promenais avec une étrangère venue de la France. On était en pleine cœur de Conakry,  en face du Musée national. Apres qu’elle ait fini d’observer autour d’elle, la dame m’a posé  cette question ‘’Jeune homme où se trouve votre  capitale ? Ça parait bizarre non ?  Mais alors…?

Moussa Keita journaliste débutant

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