Guinée : « Aucun changement véritable dans la gouvernance n’a été observé depuis 1958 » (Alliance Nationale Patriotique)

Au cours du lancement officiel de la structure Alliance nationale patriotique (ANP), composée du syndicat, de la société civile et des partis politiques ce jeudi 6 septembre 2019 à Conakry, les membres ont fait savoir que depuis 1958, la gouvernance en Guinée n’a toujours pas le sens qu’il faut.

Partant de l’historique du pays, Boubacar Sylla, porte-parole de l’ANP, a signifié que la gouvernance de l’Administration guinéenne est caractérisée par la corruption et le favoritisme.

« Sous le règne du RPG et de son Chef, Alpha Condé, la Guinée n’a jamais été autant pillée, détruite et dépendante en tout, à cause de l’indifférence des puissances étrangères et des mafias de toutes sortes…» a-t-il déclaré.

“Retour aux valeurs de 1958 pour la renaissance de la Guinée”, c’est le thème abordé dans cette conférence. Depuis 1958, d’après les responsables de la structure, les pouvoirs se succèdent en Guinée, sans aucun changement véritable.
«Car, chaque arrivant continue avec les tares du précédent, en les aggravant et en y ajoutant ses propres maux. Les espoirs historiques de 1980 et 2009/2010, se sont transformés pour le peuple en désespoirs et faux départs. La raison est que tous les dirigeants sont accrochés à la présidence à vie et c’est ce système qui a entraîné la Guinée dans cette décadence sans fin, faisant du pays, un des plus misérables et corrompus d’Afrique et du monde».

Considérant “le dangereux vide institutionnel” que vit actuellement le pays, l’Alliance nationale patriotique exige la dissolution de l’Assemblée nationale qui n’a plus de mandat du peuple. La dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes. A titre de mesure de sauvegarde, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche.

« Ces assises nationales dont les modalités restent à définir, auront à se pencher sur les 61 ans de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons. De rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès», a conclu le porte-parole de l’ANP.

Robert Mellano

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