Lutte contre la rage: les acteurs de la santé lancent une campagne de vaccination

Pour une durée d’un an, cette campagne va toucher toutes les préfectures du territoire national.

Au moins 33 cas de morsures de chien enregistrés chaque semaine de nos jours en Guinée. “Plus personne ne doit mourir de la rage, alors mobilisons nous pour plus jamais d’ici l’horizon 203”. C’est ce souhait du ministère de la santé guinéenne, une annonce faite ce lundi 26 août 2019 par le ministre Roger Patrick Millimouno.

C’est à la mairie de Matoto que cette cérémonie de lancement officiel a eu liée. Avec 72% de cas révélés positifs selon certains échantillons analysés dans le laboratoire centrale, la rage reste encore, malgré certains efforts, un problème de santé publique en Guinée.

Cette maladie infectueuse d’origine virale, se transmet de l’animal à l’homme par les salives des animaux infectieux lors d’une morsure. Elle peut également être fatale aussi bien pour l’homme que pour l’animal.

« Cette maladie fait partie de celles négligées mais qui touche 80% des populations pauvres et vulnérables en milieu rural où l’accès aux vaccins est surtout difficile. Dans le monde, les décès dûs à la rage sont rarement notifiés et environ 40% des enfants de 5 à 14 ans en Afrique et en Asie sont les fréquentes victimes», a fait savoir le représentant des Nations Unies.

Selon certaines données mises en évidence par le profil épidémiologique, les préfectures de N’Zérékoré, Faranah, Boké et la Commune de Matoto, enregistrent le plus grand nombre de morsures déclarés et parfois avec quelques cas de rages humaines. D’où les raisons du choix de cette Commune pour abriter le lancement de ladite campagne.

« On ne peut pas entretenir cette santé si nos animaux domestiques ne sont pas débarrassés de certaines maladies à haut risque et transmissibles à l’homme. Je vous rassure donc monsieur le ministre, que les citoyens, les autorités communales et les élus locaux se mettent entierement à la disposition des agents pour la réussite de cette campagne», a laissé entendre Mamadouba Toss Camara, le Maire de Matoto.
Bien que le gouvernement et les partenaires techniques et financiers aient consentis certains efforts dans cette lutte, le ministre de la santé a néanmoins indiqué que la rage reste encore un problème de santé publique. Pourtant selon lui, cette maladie peut être contrôlée par le biais de la mise en œuvre des programmes de vaccination des jeunes qui en sont les principaux vecteurs.

« La présente campagne de vaccination basée sur le risque est une façon de répondre à une préoccupation découlant d’une riposte appropriée face à la recrudescence des morsures de chien. En effet, il est inquiétant de constater que la plupart des échantillons analysés dans les laboratoires vétérinaires centrales se sont révélés positifs à la rage et plus de 72 %», reconnaît le ministre Roger Patrick Milloumouno.

Partant des données de recensement du service vétérinaire, au moins 33 cas de morsure de Chien sont enregistrés par semaine en Guinée. Les mêmes enquêtes de ce service ont tout récemment démontrées qu’à Farmoriah, un démembrement de plus de 800 chiens y compris ses districts environnants, soit un chien pour 40 habitants.

En accord avec ses partenaires techniques et financiers, le gouvernement guinéen à travers le ministère de la santé, compte, à l’horizon 2030, aller vers l’élimination de cette maladie de la rage.

Robert Mellano

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