Echec aux examens nationaux: Aboubacar Soumah situe les responsabilités

Les résultats au baccaleauréat unique session 2019, donnent 24,38% admis sur l’ensemble du territoire national. Un échec que certains imputent au Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à cause des trois mois de grève en début d’année.

Une responsabilité que le secrétaire général du SLECG nie en bloc. Aboubacar Soumah déclare ce vendredi, sur la radio espace que sa structre n’est nullement responsable de ce faible taux d’admission.
Nous sommes aucunement responsable de ce taux là. C’est le gouvernement. Je n’ai entendu aucune institution dire que c’est le SLECG qui est responsable. Ce sont nos détracteurs et l’autre Syndicat fabriqué par le gouvernement qui le disent» se défend Aboubacar Soumah.

D’après le syndicaliste, ce résultat est politique. C’est une stratégie du gouvernement qui cherche à faire croire aux parents d’élèves que c’est la grève du le SLECG qui en est la principale cause.

Du 03 octobre 2018, au 10 janvier 2019, la grève des enseignants a été strictement observée dans le pays. Mais pour Aboubacar Soumah, si la grève a perduré, c’est parce que le gouvernement n’a pas accepté de faire face à leurs revendications sociales dans l’immediat.

« Nous avons demandé l’amélioration des conditions de vie des travailleurs du système éducatif guinéen, mais le gouvernement a refusé de nous écouter à temps. C’est pourquoi la grève a fait trois mois» ajoute le syndycaliste.

En outre, le Secrétair général du SLECG accuse la politique du gouvernement qui consiste à refuser d’orienter les bacheliers dans les universités privées. Cette politique qui est rentrée en vigueur depuis trois ans, est un autre facteur qui amène le gouvernement à ne pas favoriser l’admission au niveau du BAC à plusieurs élèves.

«Cette politique est une stratégie du gouvernement qui a des objectifs clairs. Ce qui fait que le BAC est devenu comme un concours, les admissions se font en fonction des nombres de place disponibles dans les universités publiques», accuse Aboubacar Soumah.
À en croire le secrétaire général du SLECG, le système éducatif guinéen fait face à une politisation à outrance. L’administration serait en train de faire remplacer tous les postes stratégiques à la base, à des personnes favorables au RPG, parti au pouvoir.

Aboubacar Diallo

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