Recrutement d’un nouveau opérateur par la CENI: L’UFDG manifeste son désaccord

Le choix d’un opérateur par la Commission Électorale Indépendante (CENI), ne fait toujours pas l’unanimité dans les rangs de l’opposition. A l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), les responsables sont longuement revenus sur cette question, lors de leur assemblée générale hebdomadaire, tenue ce samedi 15 juin au siège du parti.

Pour ces responsables, l’heure n’est pas au rendez-vous d’obéir à cet ordre “orchestré” par Me Salifou KEBE, président de la CENI. Aux yeux de certains comme l’honorable Cellou Baldé, commissaire issu de l’opposition au niveau de cette CENI, cette procédure a été piégée par un manque de volonté politique du gouvernement en place.

« L’objectif était de dénoncer la procédure d’appel d’offres pour le recrutement d’un opérateur qui doit s’en charger de la révision du fichier, pour également dénoncer l’opacité dans laquelle la CENI s’est permise afin de lancer cet appel et conclure le reste des étapes clées du processus électoral. Malgré le manque de volonté du gouvernement et de la mouvance présidentielle, avec la détermination qui était la nôtre en tant que UFDG, nous sommes parvenus à faire cet audit là entre le mois de juin et septembre 2018 par un comité d’experts composés des Nations unies, l’Union européenne et de l’OIF», a rappelé le député.

Poursuivant, il a fait savoir que deux recommandations fortes sont à mettre en œuvre à cours terme, ceci avant les élections législatives.

«C’est le fait de demander, vu le nombre important de doublons d’électeurs sans données biométriques, que leur retour devant la commission administrative de révision de la liste électorale s’impose afin qu’ils soient maintenu dans la base des données en venant soit pour compléter ou confirmer leurs données alphanumériques ou biométriques. La 2ème, c’est de faire en sorte que dorénavant, toutes les formulaires, pièces justificatives qui serviraient à identifier un électeur, soient numérisées et rattachées aux données biométriques pour une question de transparence», a-t-il fait savoir.

Cette question sur la révision du fichier électoral guinéen, continue de diviser les acteurs politiques (opposition et mouvance).

Pourtant, une issue favorable devrait être trouvée déjà, qui pouvait permettre à la Guinée d’aller aux élections apaisées, libres et transparentes.

Robert Mellano

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