Déguerpissement à Kaporo rails: la précision d’une victime à l’endroit des autorités sur l’eventuelle indemnisation des déguerpis

En conseil de ministres hier jeudi, le gouvernement guinéen a annoncé qu’il va indemniser et recaser les habitants qui possèdent des titres fonciers, victimes de déguerpissement à Kipé II, Kaporo Rails et Dimesse.

Cette annonce du gouvernement bien que jugée de “médecin après la mort”, mérite d’être clarifiée car, d’après une victime, ceux qui ont été déguerpis, ont des documents authentiques.

Ils leur ont été remis par des autorités compétentes de l’époque. Dans ces documents, on parle de titre de propriété et non foncier.

« Le lotissement de la zone a eu lieu en 1982 sous la première République. En 1983, des titres de propriétés ont été accordés aux premiers occupants ainsi que des arrêtés ministériels signés en 1983 par Elhadj Moussa Diakité ministre de l’urbanisme et de l’habitat d’alors, et en 1985 après le changement de régime par le ministre de l’habitat de l’époque, Kerfala Camara. En ce moment-là, il n’y avait pas de titres fonciers comme cela a existé après», a expliqué Samba Sow.

C’est pourquoi prévient-il, « si le chef de l’Etat se base sur cela pour dire que seuls, ceux qui ont des titres fonciers seront dédommagés, alors je voudrais qu’il parle de documents authentiques par ce que c’est des documents qui ont été délivrés par des hauts cadres de l’Etat et c’était avant l’histoire du décret de 1989. Donc, qu’il parle de documents authentiques plutôt que des titres fonciers sinon, personne sera indemnisée », a laissé entendre Mamadou Samba Sow.

Il faut rappeler que bien avant l’opération de déguerpissement, des habitants de Kipé II ont porté plainte contre la décision du gouvernement. Ils ont voulu démonter qu’ils ont légalement ces domaines. Malheureusement, ils ontété débouté en instance.

C’est pendant que le dossier était en Appel que la deuxième phase du déguerpissement est intervenue sur cette zone sous ordre des autorités du ministère de la Ville et de l’Urbanisme.

Aboubacar Diallo

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