Côte d’Ivoire: l’écrivain Bernard Dadié a tiré sa révérence

Bernard Dadié, l’un des pionniers de la littérature africaine, est décédé ce samedi 10 mars à l’âge de 103 ans. C’est le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman qui l’a annoncé.

Écrivain complet, Bernard Dadié a abordé tous les genres littéraires: poésie, roman, chroniques, contes traditionnels et surtout le théâtre. Né en 1916 à Assinie (sud-est de la Côte d’Ivoire), il s’est fait connaitre dès 1934 avec une pièce de théâtre satirique, “Les Villes”.

En 1950 il publie un recueil de poèmes engagés, “Afrique debout” qui dénonce les relations de domination entre Blancs et Noirs dans l’Afrique coloniale.

Son autobiographie romancée, “Climbié”, parue en 1952, est sans doute son oeuvre la plus célèbre, également très critique vis-à-vis du colonialisme. En 1980, son roman “Les jambes du fils de Dieu” (1980) remporte aussi un franc succès.

Bernard Dadié a reçu deux fois le grand prix littéraire d’Afrique noire avec “Patron de New York” (1965) et “La ville où nul ne meurt” (1968).

– Une littérature poétique et engagée –

C’est “un pionnier et un géant de la littérature africaine”, avait déclaré en 2016 la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova.

Ses oeuvres “sont enseignées dans les universités et grandes écoles d’Afrique et d’ailleurs”, a rappelé Maurice Bandaman.

Homme engagé, Bernard Dadié fut aussi journaliste, homme politique et militant pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, (colonie française jusqu’en 1960).

Letemoin.info

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